L'Afrique Autrement

TOGO : AUCUN REGROUPEMENT DE MILITANTS DE L’OPPOSITION N’A PU ÊTRE POSSIBLE MERCREDI A LOMÉ.

La situation a rapidement tourné à l’affrontement avec des poches de résistances dans les quartiers populaires périphériques de la ville de Lomé réputé chaud et favorable à l’opposition togolaise (Bè, Kpota, Adakpamé, Agoué, adidogomé etc…)

Les forces de l’ordre et de défense togolaises ont dispersés les moindres regroupements aux deux points de départs par coups de gaz lacrymogènes. Des affrontements ont eu cours toute la journée.

La marche de la résistance prévue par l’opposition togolaise ce mercredi en direction de l’assemblée nationale togolaise pour dire « non au référendum et exiger un retour à la constitution de 1992 » n’a pu avoir lieu. Les moindres regroupements de militants de l’opposition ont été dispersés par coups de gaz lacrymogènes. A constaté AFS; Africa Full Success.

Tôt le matin, Bè Gakpoto, ou était attendu Jean Pierre Fabre le chef de fil de l’opposition togolaise, était bouclé par plusieurs dizaines des forces de défenses et de sécurité lourdement armés, certains avec des bâtons en mains, ils interdisent tout arrêt et toute résistance est chargé par des rafales de coups de gaz lacrymogènes.

La situation a rapidement tourné à l’affrontement avec des poches de résistances dans les quartiers populaires périphériques de la ville de Lomé réputé chaud et favorable à l’opposition togolaise (Bè, Kpota, Adakpamé, Agoué, adidogomé etc…).

« Nous n’acceptons pas qu’on nous demande de ne pas manifester. Ils ne veulent pas respecter la loi, et bien nous aussi, nous ne voulons pas respecter leur volonté. Nous sommes venus pour manifester et nous allons marcher » a lancé a AFS un manifestant interrogé dans l’un des replis de Bè-Gakpoto, le lieu même où a commencé les affrontements de 2005 soldés par 500 morts selon les nations unies.

« Que nos leaders viennent ou pas, nous prenons a partir de cet instant notre destin en main. Faure doit partir et il partira. C’est le peuple qui décide » a indiqué un autre manifestant.

Depuis plusieurs heures, forces de l’ordre, de sécurité et de défense et manifestants s’affrontent à Lomé et à l’intérieur du pays.

Face aux gaz lacrymogènes et des tirs de balles en caoutchouc (selon une déclaration d’un observateur des droits de l’homme qui s’est confié sur le terrain à Africa Full Success), les manifestants ripostent par des jets de pierre, dressent des barricades et brûlent les pneus. La circulation est difficile au centre de Lomé jusqu’à midi TU.

La marche de ce mercredi était interdite par le gouvernement. Le ministre Yark Damehame de la sécurité et de la protection civile avait promis que « force restera à la loi et qu’aucun regroupement ne serait autorisé ».

L’opposition avait laissé entendre qu’elle ne comptait pas se soumettre a cette interdiction. elle a de ce fait appelé la population a maintenir la marche de Lomé en direction de l’Assemblée nationale pour réclamer le retour de la constitution de 1992.

Les leaders de l’opposition togolaise seraient actuellement en réunion et promettent réagir dans le courant de la journée.

Une nouvelle manifestation est prévue mercredi en direction des bureaux de la CEDEAO au Togo. 

 

Ken LOGO

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.