L'Afrique Autrement

L’Internet Society s’associe à Facebook pour plus de connectivité internet en Afrique

42 % des pays d’Afrique manquent à ce jour d’IXP. Cap sur la recherche d'une solution

L’Internet Society, une organisation mondiale à but non lucratif œuvrant pour le développement et l’évolution dans l’utilisation de l’internet, a annoncé mardi un partenariat avec Facebook pour développer des points d’échange internet (IXP) dans toute l’Afrique. 

La connectivité internet est un véritable défis pour les pays africains qui en souffre régulièrement mais surtout désarmés par le manque d’initiatives en terme de solution. C’est ce que ces deux grosses machines mondiales dans le secteur des Tics veulent corriger.

42 % des pays d’Afrique manquent à ce jour d’IXP.

” C’est dire que la majeure partie de leur trafic internet national est échangée via des points situés en dehors de leurs pays respectifs, généralement via un réseau satellitaire ou un câble de fibre optique sous-marin, en passant par plusieurs hubs internationaux avant d’arriver à destination. Ce qui peut provoquer des expériences utilisateurs de piètre qualité et décourager l’hébergement local de contenus, alors que cela fait partir des facteurs clefs du développement de l’écosystème internet local” détaille un communiqué APO.

APO rappelle que ‘l’appairage des IXP contribue à garder le trafic internet d’un pays au niveau local en transférant du trafic depuis des liaisons internationales relativement onéreuses vers des liaisons locales plus abordables. Dès lors, les fournisseurs de services internet sont en mesure de proposer des expériences utilisateurs optimisées aux utilisateurs finaux, et de susciter l’intérêt pour un hébergement local de contenus’.

Aujourd’hui l’Internet Society et Facebook entendent collaborer pour développer l’appairage des IXP.

Les deux structures veulent en effet “promouvoir le développement de l’infrastructure IXP, la formation et la sensibilisation des collectivités, avec l’objectif d’augmenter le nombre d’IXP et d’encourager l’expansion des IXP existants afin de répondre à la demande croissante en Afrique”.

 “Les internautes de toute l’Afrique tirent parti de l’appairage, étant donné qu’il permet un accès plus rapide, abordable et fiable aux contenus”.

On entend par “point d’échange internet”, un nœud où de multiples réseaux locaux et internationaux, fournisseurs de services internet et fournisseurs de contenu interconnectent leurs réseaux pour échanger efficacement le trafic internet via un arrangement généralement appelé appairage (« peering »). 

Et selon l’Africa IXP Association (Af-IX), il existe approximativement 44 IXP actifs répartis dans 32 pays d’Afrique. Ceci a permis une croissance de 275 % du trafic internet échangé localement sur les dix dernières années (16 IXP en 2008). Sur la même période, le trafic échangé au niveau des IXP africains est passé de 0,16 Gops à 412 Gops, avec plus de 800 réseaux actuellement connectés à ces IXP.

Ken LOGO

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