L'Afrique Autrement

Angelique Kidjo ressuscite Bella Bellow (Togo) au Centenaire de l’Armistice de 1918

C'est avec la célèbre Chanson titré "Blewu" de celle dont la voix s'est éteinte très tôt le 10 décembre 1973 à Lilikopé non loin de Tsévié et dont les togolais se souviendront toujours

C’est avec une voix togolaise, celle de Bella Bellow, la meilleure voix togolaise de tous les temps décédée en 1973, que la célèbre artiste panafricaine Béninoise Angélike Kidjo a créé l’émotion à la cérémonie commémorative du Centenaire de l’Armistice de 1918 ce dimanche à Paris.

Laissant de côté toute sa discographie, la béninoise a interprété Blewu (Doucement, en langue mina parlée au sud du Togo) devant Emmanuel Macron, Donald Trump et plus d’une cinquantaine de chef d’état du monde dont plus dune dizaine Africains pour rendre hommage aux troupes coloniales qui ont intervenue lor de la première Guerre Mondiale (1914-191).

Le Togo, tout comme tout pays en crise de succession ou de gouvernance, est une préoccupation régulière de cette panafricaine, garante des us et coutumes du continent noir, depuis le début de la crise socio politique actuelle.

”Sans doute, une manière pour la béninoise de parler du Togo encore une fois, ou de rappeler le Togo à tous les présents surtout s’agissant de la crise politique actuelle et la recherche de solution, puisque tous ceux qui voudront comprendre le message de la chanson, recevront dans leur interprétation des orientations vers l’artiste togolaise (Bella Bellow) et donc le Togo”, a confié à Africa Full Success, un analyste politique, rappelant que “l’artiste, a déjà utilisé plusieurs occasions pour attirer l’attention sur la crise politique actuelle au Togo”.

“Sans doute que Angélique Kidjo a voulu utiliser l’espace de ce forum su la paix pour attirer l’attention de ces dirigeants du monde, des plus forts aux plus faibles, à avoir un regard tourné vers le Togo pour une résolution définitive de la crise qui secoue ce pays stratégique dans une sous région qui n’aspire qu’à la paix” a t-il ajouté.

Bella Bellow, était elle même une femme gracieuse, vertueuse, incontestablement un symbole de la paix. Angelique Kidjo a juste bien vu pour la rappeler à la mémoire collective pour rendre hommage aux troupes coloniales à la clôture de la cérémonie du centenaire de l’Armistice de 1918. 

Bella Bellow s’est éteinte au Togo au cours d’un tragique accident au moment où sa carrière commençait à prendre de l’envol

Lire dessous sa Biographie

Biographie

Bella Bellow est née janvier 1945 à Tsévié. Cette aînée d’une fratrie de 7 enfants s’intéresse beaucoup à la musique. Une fois ses études primaires et secondaires effectuées, elle gagne Abidjan pour une formation en secrétariat, et en profite pour suivre des cours de solfège à l’Institut des Arts.

En 1965, elle chante à Cotonou à l’occasion de la fête de l’indépendance du Bénin, l’ex-DahomeyFestival mondial des arts nègres à Dakar au Sénégal lui ouvre la voie d’une consécration internationale. Son ancien professeur de dessin au Lycée de Sokodé, Paul Ahyi, peintre togolais, lui organise une rencontre avec Gérard Akueson qui devient son impresario. Il rassemble autour d’elle une équipe de musiciens aguerris : Slim Pezin à la guitare, Jeannot Madingué, à la basse, Ben’s à la batterie et Manu Dibango au clavier et à l’arrangement. Elle enregistre en 1969 Rockya, son premier album sous le nom d’artiste de Bella Bellow. Rlle met ensuite sur pied son propre groupe, Gabada.

Après le Festival panafricain d’Alger où elle rencontre la Sud- africaine Myriam Makeba,elle se produit à l’Olympia à Paris. Elle participe ensuite à plusieurs concerts en Europe, aux Antilles (Guadeloupe et Guyane ), et au Festival de chanson populaire de Rio de Janeiro au Brésil.

En janvier 1972, elle se marie avec un magistrat togolais Théophile Jamier- Lévy, et donne naissance quelques mois plus tard à Nadia Elsa, la fille unique du couple. Elle fait sa rentrée au Centre culturel français de Lomé et prépare tournée musicale aux États-Unis avec le Camerounais Manu Dibango. Mais en revenant d’Atakpamé le 10 décembre 1973 en direction de Lomé, elle meurt dans un accident de circulation à Lilikopé, non loin de Tsévié.

Au Togo, le « Prix Bella Bellow de la musique tradi-moderne », en hommage à la diva,récompense les artistes qui s’illustrent dans la musique traditionnelle africaine.

 

July Ayawovi

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.