L'Afrique Autrement

Classement Doing business 2019 : Le Togo, classé 2e dans l’UEMOA

La Côte d'ivoiredomine toujours mais le Togo a pris le dessus du Sénégal et du Bénin

En se positionnant à la 137ème place au classement général de Doing business, le Togo réalise le plus grand nombre de reformes jamais reconnues pour ce pays depuis le lancement du rapport en 2002.

Ce qui permet au pays de se hisser dans le Top 10 des économies qui ont le plus amélioré leur cadre réglementaire dans le monde. Le Togo passe ainsi de la 156ème à la 137ème place, faisant ainsi un bond de 19 places, la plus grande progression enregistrée en Afrique cette année.

En termes absolus, le score du Togo sur l’Indice global de la facilité à faire des affaires s’est amélioré de 6.32 points pour passer de 48,88 dans le rapport Doing Business 2018 à 55,20 dans le Doing Business 2019.

Ce qui traduit une réduction du gap qui sépare le cadre réglementaire des affaires au Togo des meilleures pratiques mondiales. Dans l’UEMOA, le Togo est 2ème, après la Côte d’Ivoire (122è), puis suivent le Sénégal (141è), le Niger (143è), le Mali (145è) et le Burkina Faso (151è).

Plus loin viennent le Bénin (153è) et la Guinée-Bissau (176è).Classement Doing

 

Une cible de 6 indicateurs sur 10 pour faire un boom de 19 place

En Afrique subsaharienne, le Togo est le pays qui a le plus connu d’avancée dans le classement Doing business 2019. De la 156ème place, le pays est passé à la 137ème place, gagnant ainsi 19 places à la satisfaction générale . Loin de se plonger dans une autosatisfaction, les autorités quant à elles sont déterminées à renforcer les acquis et à poursuivre les réformes pour davantage d’évolution dans le prochain classement.

« Sur la dizaine d’indicateurs de Doing business, le Togo en a ciblé six », a indiqué Sandra Johnson, Responsable de la Cellule chargée du climat des affaires, peu avant que le classement ne soit rendu public depuis les bureaux de la Banque mondiale à Washington ce mercredi 31 octobre 2018.

Donnant des détails sur chaque indicateur, elle cite, entre autres la libéralisation du capital social pour la constitution d’une SARL, la possibilité de création d’entreprise sous seing privé, la suppression des droits d’enregistrement, la réduction des frais de publication des annonces légales, l’exonération de la taxe professionnelle unique, la numérisation des titres fonciers, l’adoption d’un nouveau code foncier, … La liste est longue. Et tout ceci avec des résultats concrets.

Et c’est le représentant de la Chambre des architectes qui témoigne le mieux : « grâce à ces réformes, le travail des architectes est beaucoup facilité. Les coûts ont totalement diminué et les délais très réduits ». L’ordre des notaires n’est pas du reste. Chacun des responsables des 773 nouvelles entreprises créées à la date du 30 septembre 2018 pourra également témoigner n’avoir pas dépensé plus de 26.400 pour la création de l’entreprise dans un délai maximum de 24h au moment où ce délai est de sept (07) jours en Côte d’Ivoire.

« Le Togo, avec six réformes à son actif, a facilité l’enregistrement des entreprises, en réduisant le minimum de capital requis, et l’exécution des contrats grâce à l’adoption d’une nouvelle loi sur la médiation », confirme le communiqué de presse de la Banque mondiale. Quant à Hawa Cissé Wagué, représentante résidente de la Banque mondiale au Togo, elle rassure non seulement de l’effectivité de ces réformes mais également de l’assistance permanente de son institution. « Le groupe de la Banque mondiale s’est mobilisée auprès de la cellule du climat des affaires pour la réussite des réformes », précise-t-elle.

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