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Togo/Agriculture: Consommez local, une préoccupation ressortie au dernier jour du forum de haut niveau sur l’agro-industrie vendredi passé

Le Forum de haut niveau sur le développement des zones de transformation agroindustrielle à travers les partenariats public-privé, a fermé ses portes vendredi soir à Lomé

Au deuxième et dernier jour du Forum de haut niveau sur le développement des zones de transformation agro-industrielle à travers les partenariats public-privé ce vendredi à l’hôtel du 02 Février, les participants ont soulevé la problématique de la consommation locales des productions agricoles au Togo.

La question s’est posée dans les débats qui ont suivi les panels autour des attentes du secteur privé pour le financement des agropoles et parcs industriels au Togo pendant que les investisseurs privés découvraient les opportunités d’investissement et mesures incitatives et d’accompagnement du secteur privé pour l’investissement dans le secteur agro-industriel au Togo.

Le Togo est un pays essentiellement agricole avec un engagement de plus de 60% de sa population. Et l’agriculture elle même, contribue à environ 40% du PIB National.

A quoi bon produire si les populations togolaises ne peuvent pas consommer les productions agricoles togolaises? se sont interrogés plusieurs participants au forum de Lomé ce vendredi.

” On était au Sialo (Salon International de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire de Lomé), on ne nous a pas présenté un repas typiquement togolais, on est ensuite au Forum de haut niveau sur  le développement des zones de transformation agro-industrielle à travers les partenariats public-privé, on ne mange pas des produits togolais. Cela n’encourage pas les efforts du gouvernement togolais à travers les divers mécanismes mis en jeu. C’est comme nous produisons pour les autres” s’est indigné un participant applaudi par ses pairs.

Plusieurs participants qui ont pris la parole à l’occasion de ce débat, ont souhaité que l’état togolais mette en place “un mécanisme qui impose ou stimule qu’à de pareilles occasions, on ne serve ou ne consomme que des produits issues de l’agriculture togolaise”.

“Par exemple, l’état peut prendre une mesure et demander aux hôtels du pays de ne servir que des produits ou es repas typiquement togolais tel ou tel autre jour de la semaine. Ce serait par exemple, une initiation qui nous aiderait à vendre au plan local” a proposé un participant afin disait-il de montrer toutes les potentialités de la jeunesse togolaise qui ne sont plus à démontrer aujourd’hui grâce aux efforts du FAIEJ (Fond d’Appui aux Initiatives Entrepreneuriales des Jeunes.

“Sinon, on produirait, mais on ne vendrait pas. Et nos productions resteraient là, les investissements seront vains” ajoute t-il.

Cette idée colle bien à ce qui se fait ailleurs pour la promotion des plats locaux faits sur la base des productions agricoles.

Donnant l’exemple du salon SITA en côte d’ivoire (Salon International du Tourisme d’Abidjan reconnu incontestablement comme un salon de référence de l’industrie africaine touristique) un jeunes cadre du secteur agricole togolais qui a participé à ce salon, a affirmé que ‘durant les trois jours de ce salon, tous les repas proposés aux participants étaient à base d’Attièké ou de l’Anacarde.

“Vous allez au Nigéria, vous mangerez Nigérians jusqu’à votre départ. Puisqu’on a pas encore de compétitivité au plan international, nous prions l’état à nous aider à vendre au plan local” précisera un autre participant au Forum de haut niveau sur le développement des zones de transformation agro-industrielle à travers les partenariats public-privé de Lomé ce vendredi.

Les participants ont appelé l’état togolais à faire preuve de volonté politique en créant pour eux, des mécanismes qui permettent facilement aux agriculteurs togolais de vendre leur produit sur le marché international.

Plusieurs autres attentes formulées à l’occasion de ce dernier panel de ce forum de haut niveau sur le développement des zones de transformation agro-industrielle à travers les partenariats public-privé ont trait à “plus d’investissements direct du pouvoir public dans la production agricole, les infrastructures, l’aménagement des pistes et la progression des coûts des facteurs, la structuration des acteurs agricoles en terme de formation, de connaissance de marché, la réduction ou l’amélioration des mesures fiscales applicable aux jeunes entrepreneurs agricoles”.

Les travaux de ce Forum de haut niveau sur le développement des zones de transformation agroindustrielle à travers les partenariats public-privé, ont été clôturé sur une note de satisfaction générale des participants mais surtout de la commissaire générale, directeur exécutif par intérim du CADERT Mme Odilia Gnassingbé.

Le Forum de haut niveau sur le développement des zones de transformation agroindustrielle à travers les partenariats public-privé, est une initiative du CADERDT, Centre Autonome d’Etudes et de Renforcement des capacités pour le Développement au Togo. 

Il a été organisé pour servir de cadre d’échange et de dialogue productif entre décideurs publics, les investisseurs nationaux et internationaux, ainsi que les institutions de développement et de promotion de l’investissement sur les opportunités d’affaires au Togo.

Ken LOGO

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