L'Afrique Autrement

Togo/Burkina/Espagne: Nécrologie : Le prêtre salésien, César Fernández froidement abattu dans une attaque au Burkina Faso.

"Après avoir fouillé le véhicule, César a été séparé du groupe et les hommes armés ont tiré sur lui" a indiqué dans un communiqué P. José Elegbedé, le provincial de l'Afrique francophone occidentale

Le père César Fernández, l’un des premiers prêtres espagnol salésiens a foulé le sol togolais en 1982 a été abattu “froidement” ce vendredi dans la ville de Bitou au Burkina Faso, par un groupe d’ hommes armés.

Le père César en route pour le Burkina Faso en compagnie de ces confrères après le 7e chapitre salésien tenu à Lomé du 8 au 13 février a trouvé la mort dans une attaque qui a visé le poste de douane de Nouhao situé à 10 km de la ville de Bitou dans la soirée de vendredi faisant 5 morts dont 4 douaniers.

“En route vers Ouaga avec le P. Germain Plako Mlapa et Fabrice Aziawo, ils ont été attaqués par des hommes armés après avoir passé la frontière Togo Burkina”, a indiqué un communiqué du provincial de l’Afrique francophone occidentale (AFO), P. José Elegbedé. “Après avoir fouillé le véhicule, César a été séparé du groupe et les hommes armés ont tiré sur lui”, a précisé le provincial.

Pour certaines sources officielles burkinabé sous couvert de l’anonymat, d’après la radio Rfi, “il s’agit d’un prêtre expatrié de nationalité espagnol abattu par les mêmes hommes armés. Le prêtre et son chauffeur avaient quitté la ville de Cinkasse pour Bitou lorsqu’ils ont rencontré sur leur chemin le groupe d’hommes armés”.

Cette attaque est la 2e en 24h dans la région du centre Est du Burkina Faso. C’est la première fois que cette région est visée par une attaque terroriste, selon une source sécuritaire.

L’illustre disparu âgé de 75 ans s’apprêtait à célébrer en juin prochain, les 50 ans de profession perpétuelle. Il a marqué la vie salésienne au Togo et dans l’AFO à travers son engagement et son amour pour le travail.

Le père César faisait parti des premiers missionnaires salésiens au Togo avec le père Lucas Camino et feu, Juan Melgar. Il avait été, entre autres curé de la paroisse Maria Auxiliadora de Gbeyendzi de 1985-1988, puis de 1997-2000, directeur du centre d’apprentissage Maria Auxiliadora (CAMA), maître de novices à Gbodjome et directeur de la maison don Bosco.

Jusqu’à sa mort, il occupait le poste de secrétaire provincial et en mission depuis quelques années dans la communauté salésienne de Ouagadougou.

Le corps de la victime est acheminé à la morgue de Dapaong (nord Togo) et dans les prochains jours à Lomé où il sera probablement inhumé.

Jean Martin AMEKOUVO (ATOP – Lomé)

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