Togo: Un mort dans les manifestations ce samedi à Bafilo (officiel)

Les manifestants ont défié l'interdiction de manifester dans cette ville par l'administration territoriale, ils ont été dispersés par coups de gaz lacrymogènes

Un manifestant a trouvé la mort ce samedi à Bafilo (391 km au nord de Lomé) dans les manifestations contre un 4e mandat de Faure Gnassingbé le chef de l’état togolais, et pour exiger l’application intégrale de la feuille de route de sortie de crise de la CEDEAO définit le 31 juillet 2018.

Général Yark Damehame, le ministre de la sécurité et de la protection civile togolaise joint au téléphone par Africa Full Success, a confirmé cette mort, malheureusement.

« Nous déplorons malheureusement un mort dans les manifestations à Bafilo. Vous savez que dans la lettre transmise au PNP par le ministre de l’Administration territoriale, Bafilo n’est pas retenue pour connaitre des manifestations. Il m’a été rapporté qu’un groupe de manifestants venus de soudou a voulu manifester dans la ville, ils ont été dispersés »  a détaille le ministre Yark avant d’indiquer que l’homme serait mort dans la bousculade suite à la dispersion des manifestants.

D’autres sources jointes toujours par notre rédaction affirment contrairement au ministre Yark que, l’homme aurait succombé des suites ‘’des coups de bâtons par des individus à bord d’un véhicule de couleur blanche’’.

Une source affirme que l’homme, militant du PNP, a été pris à partie par des hommes en civile, qualifiés de milices, à bord d’une voiture banalisée.

Interrogé sur cette affirmation, Général Yark Damehame rassure que les circonstances du décès seront déterminées sous peu.

« Un médecin légiste a été commis et va travailler sur le corps pour nous dire si oui ou non il a été battu et on sera tous fixé. Nous pouvons dors et déjà affirmer qu’il n’est pas mort par balle » a déclaré Gal Yark Damehame à Anadolu, remerciant la famille du défunt d’avoir accepté ramener le corps à l’hôpital pour cet exercice.

Plusieurs blessés ont été aussi enregistrés dans ces manifestations à Bafilo.

A Kpalimé (122 km au nord de Lomé) comme à la capitale elle même, les manifestations contre un 4e mandat de Faure Gnassingbé ont été aussi étouffée.

A Lomé par exemple, les premiers regroupements à Agoè, une préfecture à la sortie nord de la capitale Lomé, ont été dispersés par coup de bombes lacrymogènes tôt dans la matinée de ce samedi. Des témoins ont même confié à Anadolu que de la veille au matin de ce samedi, plusieurs militants du parti national panafricain ont été arrêtés par les forces de sécurité et conduit à un endroit inconnu. Les points de départs et d’arrivés voulus par le PNP, ont été bouclé et aucun regroupement n’a pu être possible à la mi-journée.

Par contre à Sokodé, village natal de Tikpi Atchadam, président du Parti National Panafricain-PNP, les manifestations se sont déroulées normalement et ont pu mobiliser quelques milliers de personnes et sans incident, selon des témoins. Les manifestants ont clairement indiqué leur opposition à un éventuel 4e mandat du Président de la République.

Au pouvoir au Togo depuis 2005, Gnassingbé est soupçonné de vouloir briguer un 4e mandat en 2020 alors que la feuille de route de sortie de crise de la Conférence des chefs d’état et de la CEDEAO réunit à Lomé le 31 juillet 2018 pour le Togo a prévu des reformes constitutionnelles et institutionnelles avec limitant de mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une fois. Tikpi souhaite une application intégrale de cette feuille de route.

La C14 qui discutait de ces réformes à l’époque avec le pouvoir est aujourd’hui affaiblie, divisée et diminuée de 7 membres (dont le PNP et l’ANC de Jean Pierre Fabre, l’ex chef de fil de l’opposition) par une affaire d’argent à la suite du boycott des législatives du 20 décembre.

En reprenant les manifestations de rue en mode SEUL, sans doute que le parti national panafricain et son leader Tikpi Atchadam cherchent un nouveau rapport de force.

Ken LOGO

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